Auteur: Herve | Paru dans la Catégorie: Agriculture | Publié le 25-11-2010
Tags :Biodiversité, Clonage, Penser différemment, Pratiques agricoles
Les affaires de bétail cloné importé en Europe ont récemment défrayé les chroniques[1a] [1b], deux ans après que la FDA (Federal Drug Administration, organisme américain) ait autorisé la viande d’animaux clonés pour la consommation humaine aux États-Unis[2]. Les arguments habituels pour et contre le clonage ont ressurgit : pro-clonage, on avance qu’il n’y a aucune différence entre un clone et son « parent » (ou frère?), ce qui est correct d’un point de vue purement génétique mais pas forcément biologique, et qu’il faut bien que la science aide l’homme à se nourrir dans un monde où les ressources naturelles diminuent (ce qui est vrai mais [comment sauver le monde de la faim] est sujet à discussion). Ceux contre le clonage font remarquer que les conséquences sur le long terme n’ont pas été testées (ce qui est également vrai), que les animaux clonés ont des taux d’anomalie à la naissance très haut (correct[3]), et que le clonage induit beaucoup de souffrance dans les animaux qui en sont issus (correct[3]).
Mais à coté de ces arguments parfaitement valides bien que parfois un peu passionnés, je voudrais en présenter un rarement entendu et dont les implications sont souvent mal comprises. C’est un argument froid, logique et scientifique lié à la théorie de Darwin sur la sélection naturelle. Mais d’abord, cherchons à comprendre les leçons d’une époque tourmentée de l’histoire.

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